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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 13:45
SUBSTRATS:
Le grand principe à observer est la nécessité d'avoir un substrat drainant. Drainant veut dire que les échanges métaboliques, qu'ils soit hydriques ou gazeux, seront facilités. Un sol drainant n'est pas compact, sa granulométrie est élevée. L'arrosage est facilité.
Les substrats facilement trouvables sont la pouzzolane (depuis peu dans les jardineries) très riche en minéraux, la vermiculite, l'écorce de pin, la lutite, les sables grossiers de rivière, le tuf zéolitique et la pumice (pierre ponce). On les utilise seuls ou en mélange.
Les substrats d'origine japonaise sont l'akadama, la kanuma (terre acide pour azalée), le kyriu (sable de rivière).
Il convient d'éviter tous les autres substrats.
Un point sur la couche de drainage au fond du pot. Il ne pas utiliser des gravier et gravillons. Cette couche crée par phénomènes tentionnels la présence d'un film d'eau qui provoque une humidité stagnante au fond du pot, contraire au but recherché. Donc, il est préférable d'utiliser un sol très drainant, uniforme. Sinon, vous pouvez mettre une couche de drainage de même composition que celle du substrat, mais d'une granulométrie plus élevée.
De nombreux arbres ont besoin de mychorhises, en particulier les conifères. Le meilleur milieu pour l'apparition de ces champignons amis est l'écorce de pin. Vous pouvez donc la mélanger à vos substrats,de l'écorse broyée, elle et naturelle,mais dans tout les cas suffisamment compostée, environ 18 mois d'oxygénation controlé. Son utilisation est fortement conseillée pour les prélèvement (yamadori).
La plupart des arbres (surtout les feuillus) sont capables de produire eux mêmes leurs mycorhyzes a partir de leurs racines nues.
Pas besoin de prendre de terre du site de prélèvement a mon avis, cela ne fait que combler le substrat en le rendant moins drainant.
Il faut juste permettre aux nouvelles mycorhyzes d avoir un endroit ou se développer, pour cela l’écorce de pin est idéal pour la plupart des conifères et je pense n'est pas inutile pour les feuillus (elles se fixent sur la matière organique présente), mais les charmes par exemples peuvent avoir les racines lavées au prélèvement et rempotés directement dans la pouzolane pure ils vont produirent énormément de mycorhyses.
L’écorce de pin pour les feuillus doit pouvoir être remplacé par du terreau, il aura la même fonction, il faut juste en sortir toute la poussière en la tamisant pour éviter de combler le substrat.
La pumice, la pouzzolane et le tuf zeolitique sont de très bons matériaux, pour les matières organiques écorces de pins composté (micoryses) et l engrais organique qui va petit a petit s ajouter au substrat. On peut composer ensuite son substrat avec ces éléments en fonction de son climat et de ces arbres.
Je pense qu'il n y a pas de mélange idéal, il faut faire son substrat en fonction de sa région, des espèces d arbre et de sa façon d arroser, de fertiliser.
                                                                                                   crée par damien sauret.
Par lalisou françois - Publié dans : mochicomi-bonsai
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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /2006 23:51

description et codes

 


Pratiquer l'art du bonsaï c'est essayer de reproduire une émotion ressentie en observant de beaux arbres dans la nature. Pour pouvoir tout les jours avoir un arbre vénérable dans son jardin, le bonsaika en crée un plus petit, magnifié.


Petit à petit, des codes, des règles dictant cet art sont apparu. On a codifié les différentes formes, instauré des principes fondamentaux, puis nous avons analysé nos arbres sur les bases mêmes de ces règles et codes. Cette analyse permet de décrire les sujets en séparant association, formes et style.

Décrire le bonsaï consiste à imaginer les pièces d'un puzzle, mais aussi réfléchir sur le lien qui les unit les une aux autres.
A force d'analyse, de travail sur ces codes, le bonsaika européen en a oublié les bases même de la philosophie bonsaï qui voulait que l'on reproduise la nature, elle si diverse, aléatoire. Pour créer il a recopié et s'est inspiré des œuvres des maîtres japonais, par facilité. Cela à eu pour conséquences d'obtenir des arbres très irréels, qui se ressemblaient tous beaucoup.

La nouvelle vision du bonsaï qui apparaît depuis peu en France va s'étayer sur des formes plus naturelles, cette vision bouscule quelque peu les habitudes, et complète les connaissances déjà acquises à propos des modèles japonais, il s'agit de mêmes arbres, seul le regard change.
Les codes s'appliquent quand même : par la conicité des troncs, équilibre de la masse foliaire, la présence des bois morts, l'insertion des branches à l'extérieur des courbes, tous sont des caractéristiques observables sur des sujets âgés dans la nature. La seule différence est le respect d'une nouvelle règle : la règle que nous impose le port naturel de la variété utilisé pour faire le bonsaï.

L'essence même de l'arbre est un code absolument universel, mais le formateur donne libre cour à son imagination tout en respectant ce nouveau code.
Evidement ce qui compte c'est le rêve du spectateur, ce qu'il ressent, l'émotion que dégage le bonsaï.

La codification japonaise, plus naturelle, est la base à partir de laquelle se développe actuellement l'art du bonsaï en Europe. La mise en avant de cette codification a un rôle fondamental pour débuter dans l'art du bonsaï…

Il serait pratique d énumérer une liste des règles, de code de ce qui et correct, de ce qui ne l'est pas, mais la nature ne connaît qu'une seule règle : celle que lui dicte les gènes des végétaux qui la compose. A nous de comprendre la nature, ses exigences et ses besoins pour retranscrire correctement, avec justesse et réalisme dans nos bonsaï ce qui nous fait vibrer au détour des chemins.

Que dire alors des genévriers, des buis, des azalées qui dans la nature forment des buissons ! Ce sont pourtant des arbres utilisés par les maîtres japonais !!!
Doit on discerner deux types d'arbres ? Les arbres dit " naturels " et les arbres plus stylisés ou l'artiste n'a pour règles que celles dictées par son imagination ?
Bien sur ce qui compte c'est le rêve du spectateur, ce qu'il ressent, l'émotion que dégage le bonsaï.

Il semble évidant aujourd'hui qu'en Europe la pratique du bonsaï évolue très vite (trop ?). Peut être est ce la faute au mode de cultures du XXI siècle…Mais c'est peut être aussi pour nous une chance si nous arrivons à faire la part des choses, ce qui est sans doute la chose la plus difficile pour un débutant.

 

François Lalisou

Par lalisou françois - Publié dans : mochicomi-bonsai
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